mercredi 9 septembre 2026

Champ de manoeuvres - Arbres et faune massacrés par Nantes Métropole, l Etat et des tires de mortiers

 

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Champ de manoeuvres
 
Ce qu’on avait prévu bien avant les premières constructions sur la ZAC semble malheureusement se concrétiser : l’exaspération gagne du terrain au champ de manœuvres.
Cette vidéo date du fin juillet 2026 en pleine canicule et sécheresse. Nous l’avions déjà vue et nous demandions quand elle allait paraitre.
Oui c’est insupportable tout ce bruit pour les gens, les animaux de compagnie, les animaux sauvages et tout le quartier. Encore hier soir c’était du délire...
Et on entend des petites voix murmurer, « au feu ! La forêt peut prendre feu : il faut couper les arbres » ; bien sûr et vidons la mer pour éviter les noyades et détruisons tous les arbres pour éviter que les branches ne nous tombent dessus.
Il y a des choses curieuses tout de même, les forces de l’ordre ne se sont pas déplacées comme souvent. Nous avons régulièrement appelé la tranquillité publique pour des rodéos qui durent des heures et devinez ce qu’on nous dit parfois au téléphone « voyez avec votre maire » ; on ne sait pas trop ce que cela veut dire, en tout cas concrètement la police ne vient pas. Les habitants doivent se débrouiller seuls.
Nous vivons désormais dans un environnement marqué par des contradictions criantes.
Des habitations se trouvent collées à une maison d’arrêt confrontée à une surpopulation carcérale catastrophique (200% de taux d’occupation) et de nombreux suicides, tandis que nos nuits sont constamment troublées par des feux d’artifice répétés, transformant la quiétude en un fond sonore de désespoir.
La forêt du Bêle, refuge pour la faune, vaste ilot de fraicheur il y a encore 10 ans, a été en partie rasée, 9 hectares en 2015 et presque 2 hectares depuis le début de la semaine ; la nature vivante est saccagée, la biodiversité rare est massacrée.
Nous nous trouvons derrière une école, Germaine Tillon, une résistante, une humaniste. L’école prépare l’avenir, comment préparer l’avenir avec comme vue une prison, un projet de cra et la dernière forêt de Nantes bouzillée.
Il n’y a pas un arbre dans la cour d’école ; le quartier n’a pas de commerces de proximité, comme un goût de quartier bricolé.
Normal au fond, les habitants ne sont jamais vraiment associés à la fabrique de leur ville.
Depuis lundi une surveillance accrue s’installe sur notre espace public, focalisée sur des citoyens qui tentent de protéger la nature, on marche dans la rue de la Mainguais on vous arrête car vous prenez des photos, on vous fouille à l’arrêt de bus en sortant de votre job à Amazon, on vous menace même alors qu’on habite là et qu’on souffre de voir un tel massacre de la nature.
Alors que la coupe ultra violente d’arbres, commanditée par les autorités continue sans relâche ces mêmes autorités sont incapables de gérer les nuisances sonores et les tirs qui perturbent la vie quotidienne, les dispositifs de contrôle semblent bien inefficaces face à la réalité du terrain.
Il est temps de remettre les priorités en place. L’inutilité des caméras de surveillance qui existent déjà devient évidente lorsqu’elles ne protègent ni la nature ni les habitantes contre les bruits nocturnes qui se mêlent aux machines dévastatrices.
Ces outils ne réparent ni les écosystèmes ni le lien social rompu.
Ce qu’il faut aujourd’hui, ce n’est pas plus de surveillance, mais de l’écoute. Il est urgent de réenchanter le Champ de Manœuvre avec les habitantEs.
Cessons de subir pour agir ensemble et remettons de l’humain et de la culture populaire dans nos quartiers !!
Il est temps de construire un projet de vie où la nature reprend ses droits, où la tranquillité est respectée loin du bruit et de la désolation.
Nous demandons un rendez d’urgence avec le préfet Préfet des Pays de la Loire et de la Loire-Atlantique
 
Quand on y pense... Tout le monde s'en fout de la souffrance des prisonniers.. Personne ne prend le temps de se renseigner sur le fait que notre société torture des jeunes hommes et des femmes dans des prisons.
Ok il y a eu délis et ensuite? On les enferme au nom du droit dans des lieux de non droit.
Pour quels résultats in fine?
Une maison d arrêt occupée a 200% c est une sorte de maison de torture. Cet été ça a du être terrible.
On ""rassure"" en enfermant trop et mal. Pendant ce temps on laisse tranquillement les violences dans les foyers parce que ça personne ne les voit... A méditer..
 
 

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