La butte de la rue du Bêle
A la recherche d’une butte.
Une butte qui aurait donné le nom du hameau situé juste à côté. "La butte"
Une butte, des buttes de part et d'autres de la rue du Bêle.
Au départ, sur Nantes Patrimonia, un sujet nous a intrigué.
https://patrimonia.nantes.fr/home/decouvrir/themes-et-quartiers/champ-manoeuvres-du-bele.html
Il y était question d’une butte au champ de manoeuvres alors on a cherché un peu.
Pas simple à localiser cette petite montagne de terre.
« la butte » du Bêle, il s'agissait de la butte de tir du champ de tir militaire du Bêle. C'était un grand talus de terre de 7 m de hauteur au moins servant à arrêter les projectiles lors des exercices de tir de fusils.
À la fin du XIXᵉ siècle, les tirs se faisaient vers de simples buttes de terre, ce qui provoquait parfois des accidents lorsque des balles sortaient de la zone prévue.
Source : Nantes Patrimonia
Dans cet autre document des archives de Nantes il était aussi question de plusieurs buttes, une butte de tire rue du Bêle et une butte de lancée de grenade là où se situe la maison d’arrêt actuellement au sud https://archives.nantes.fr/files/live/sites/Archives/files/images/Decouvrir/Quartiers/nantes_erdre/pdf/livret-champs-manoeuvre.pdf
Mais où était donc cette butte ?
La butte a été localisée, elle aurait été arasée vers les années 70. C’est la vie d’une butte de se faire aplanir un jour ou l'autre.
Mais quid des déchets de munitions? A l’époque on ne s’embarrassait pas trop, la terre a servi à combler des mares à grenouilles des zones humides situées à côté...
La butte a disparu de la mémoire, sans doute car elle a été le lieu d'évènement horribles entre 1941 et 1943: https://mvr.asso.fr/champ-de-tir-du-bele/
Il reste toujours le mémorial du Bêle, un lieu du souvenir pour ne jamais oublier celles et ceux qui ont payés de leur vie pour notre liberté face à la barbarie.
"Champ de tir du Bêle, Nantes : exécutions de résistants et d’otages (1941–1943)
Entre 1941 et 1943, le champ de tir du Bêle, un ancien stand militaire situé à Nantes (rue Claude‑et‑Simone‑Millot), fut utilisé par les forces allemandes comme principal lieu d’exécution d’otages et de résistants.
Le premier résistant fusillé y fut Marin Poirier, le 30 août 1941. Le 22 octobre 1941, en représailles à l’assassinat du Feldkommandant Karl Hotz, seize otages nantais furent exécutés en ce lieu. En 1943, à la suite du « procès des 42 », trente-sept résistants condamnés à mort furent fusillés au Bêle entre le 29 janvier, le 13 février et le 7 mai. Enfin, le 25 août 1943, onze résistants furent exécutés après le « procès des 16 » . Au total, environ 81 personnes furent fusillées sur ce site durant la Seconde Guerre mondiale ."






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