jeudi 31 août 2023

Dépliant du quartier de la BEAUJOIRE - Version en ligne téléchargeable en PDF HD

 

On a décidé de partager notre dépliant de quartier qui nous a animé l'an passé. 

La distribution est toujours en cours dans les boites aux lettres du quartier.

Ce projet a été rendu possible grâce au bureau des projets. Merci à eux. 

Recto 
 
Verso 

 

lundi 28 août 2023

Champ de Manoeuvres, boulevard du chêne vert (coupé).. La lutte pour aider le réchauffement climatique se poursuit...

 

Boulevard du chêne vert au Champ de manœuvres à côté de l ICAM.
 
Chêne en apparence sain, peut être un soucis racinaire. Aucune information comme toujours. Les gens se servent.
 
En dose homéopathique des arbres majestueux sont coupés 1 par 1 pour permettre l accès aux engins de chantier. 
 
Les congés c est le bon timing pour ne pas trop affoler les habitantEs.
 

 

 

 

 
 
 

Champ de Manoeuvres à Nantes - Concours de nappes de pique nique, le dimanche 24 septembre 10h00, venez donc prendre l'air :)

 

 

On organise un concours de nappes de pique nique fin septembre au champ de manœuvres.
 
L occasion d échanger sur nos recours actuels pour freiner l étalement urbain au milieu de cette zone de ressource et de fraicheur.
 
Il fera probablement beau, après tout, il a bien neigé au mois d août 🙂.
 


 

vendredi 4 août 2023

L'IGN permet de découvrir que le site du champ de manoeuvres a été aménagé en catimini pour pouvoir recevoir les projets dans 10 ans

L'IGN permet de découvrir que le site du champ de manœuvres a été aménagé en catimini pour pouvoir recevoir les projets dans 10 ans, sans (soi-disant) couper des arbres en 2023, en 2024 et en 2025.
 
Alors que le travail d'abattage a été fait en amont, presque une décennie à l'avance par Nantes aménagement...
 
En photos ci dessous 1993, 2009, 2013 et 2023.
 
Existe t-il en France une zone boisée s'étalant sur 50 hectares composé de 9.4 hectares de zone humide et d une riche biodiversité aussi méticuleusement détruit en ville ?
 
1993
 
2009
 
2013
 
2023 
 
La forme hachurée en violet clair ci-dessous a été rendue constructible par le Plan local d'urbanisme métropolitain (PLUm) adopté le 5 avril 2019.
 
Cette forme créée par l'humain, après la destruction de nombreux arbres, a permis au PLUm d'autoriser, finalement, la construction d'immeubles d'une hauteur de 31 mètres.
 

 
 

 
 

 

 

680 000 € d'argent public dépensé pour le Grand Débat et pour le SCOT quelqu'un sait?

 


                                                    De Nantes à la Scandinavie, la même fabrique de ville moche

Pour information vous trouverez ci dessous un mail de Nantes Métropole sur le grand débat.
Nous y trouvons le déballage d'efforts pour promouvoir une vision de la ville.
Nous ne savons pas à qui appartient cette vision, des spécialistes, des élus, une partie des élus?
Nous sommes remontés contre ce qui ressemble à une manœuvre pour faire accepter aux nantais, nantaises l'obésité de notre ville.
Dans le préambule de ce "débat" il est affirmé que la ville doit accueillir. Nous comprenons "la ville doit grossir".
Mais pour nous c'est le cœur du débat:  est ce que la ville doit grossir ?
Ou devons nous activement limiter cette croissance faite à coup d'hormones?
Hormones de type publicité, subventions, concurrence d'autres territoires, tout cela est une volonté politique.
Tellement politique que le SCOT qui précède et s'impose au PLU, lui, n'a pas été débattu. Non le SCOT se décide en catimini par on ne sait qui ni comment. 
Nantes Métropole a dépensé 680 000€ d'argent public, placardé plus de 300 affiches, payé des intervenants, dédié de nombreux fonctionnaires pour ce grand débat.
Et pour le SCOT est-ce que quelqu'un sait ?
La question du développement de Nantes est confisqué aux nantaisEs et seuls une poignée de décisionnaires non élus (les conseillers métropolitains ne sont pas élus) et de lobbies vont y gagner.
La nature en ville pour les nantaisEs, la qualité de vie voir la résilience même de la ville se trouve dégradé. 

                 C'est notre coup de gueule de l'été :)

Le bureau

---------- Forwarded message ---------
De : & CONTACT GRAND DÉBAT <contactgrand-debat@nantesmetropole.fr>
Date: mar. 25 juil. 2023, 11:28
Subject: Grand Débat FABRIQUE DE NOS VILLES - Et après ?
To:


Bonjour,

 

La phase participative du Grand Débat consacrée à la FABRIQUE DE NOS VILLES s'est clôturée le 9 juillet.

Nous tenions particulièrement  à vous remercier pour votre participation aux différents ateliers ou rendez-vous organisés par Nantes Métropole.

Vos contributions ont permis de nourrir ce débat à l'échelle des 24 communes.

 

Le comité citoyen, composé, de 7 garants indépendants, souligne aujourd'hui la dynamique démocratique suscitée dans la métropole nantaise en s'appuyant sur un premier bilan quantitatif de ces 125 jours de débat.

 

  Le Grand Débat en chiffres  

30 000 participants en présentiel et via le numérique

70 rendez-vous, organisés par Nantes Métropole, dans le cadre de 9 démarches de dialogue

50 événements labellisés, organisés par différents acteurs

28 rendez-vous sur l'espace public à Nantes et dans les communes

+ de 140 cahiers d'acteurs


+ de 620 contributions numériques individuelles

 

L'ensemble des synthèses des différents temps du débat sont actuellement en cours de mise en ligne.

Vous pourrez très prochainement les consulter sur le site : https://dialoguecitoyen.metropole.nantes.fr/project/grand-debat-fabrique-de-nos-villes/presentation/presentation

 

  Les prochaines étapes  

Juillet à octobre 2023 : lecture de l'ensemble des contributions citoyennes et élaboration d'un rapport 

Novembre 2023 : remise du rapport aux élus par le comité citoyen

Novembre 2023 à mars 2024 : instructions des préconisations

Avril 2024 : proposition d'une "feuille de route" par Nantes Métropole

 

Nous vous proposons de continuer à vous tenir informés durant les prochaines étapes : 

 

D'ici là, toute l'équipe du Grand Débat vous souhaite un bel été !

 

Cordialement.

Secrétariat du Grand Débat

FABRIQUE DE NOS VILLES

Ensemble, inventons la vie de demain

Tél. 06 23 25 98 30

Si vous ne souhaitez plus recevoir cet e-mail, conformément à la Loi informatique et libertés modifiée et au Règlement général sur la protection des données (RGPD), merci de bien vouloir nous le préciser par retour de mail. 

Vos données personnelles font l’objet d’un traitement réalisé par Nantes Métropole, en qualité de responsable de traitement, dans le cadre de la mise en œuvre du grand débat « Fabrique de nos villes. Ensemble, inventons la vie de demain » et ce, jusqu'à 2026.

Conformément à la Loi informatique et libertés modifiée et au Règlement général sur la protection des données (RGPD), vous disposez notamment d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement, que vous pouvez exercer en vous adressant à contactgrand-debat@nantesmetropole.fr.

Vous disposez également du droit d’introduire une réclamation auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). 

 

 



samedi 22 juillet 2023

Réflexion sur le traitement médiatique des enjeux écologiques


 

          La presse est plus importante que jamais!

Nos associations luttent pour un changement de paradigme sur l'aménagement de nos territoires de façon apaisée, légale.
Elles doivent avoir une caisse de résonance aussi forte que d'autres actions plus "spectaculaires" qui font le buzz par une certaine esthétique "vendeuse".

Si les voies divergentes qui exposent des avis émergents ne sont pas mis en avant, alors cela participe à  l'incompréhension et à la colère.
Notre association entend parfois de jeunes gens  révoltés car leurs inquiétudes, gentiment nommées "éco anxiétés" ne sont pas relayées ou, quand elles le sont, se retrouvent déformées, diluées, édulcorées...
Ouest France a signé une charte, ce journal essentiel s'engage à pondérer chaque article avec les enjeux environnementaux.

        https://www.ouest-france.fr/environnement/ouest-france-se-dote-d-une-charte-pour-un-journalisme-           au-niveau-de-l-enjeu-ecologique-ef705d7e-9bcf-11ed-ad46-93836c73937c

Cette charte appliquée systématiquement aiderait les habitants à comprendre que le discours ambiant sur la fabrique de la ville supprimant espaces verts, biodiversité, densifiant certains territoires pour en laisser d'autres déserts n'est plus majoritaire parmi les universitaires ou les urbanistes ni même pour l'ordre des architectes, encore moins pour les habitantEs.
Les journaux doivent jouer un rôle important et mettre en avant les différents points de vue.
Nous soulignons que le directeur de la communication de la ville de Nantes va changer. Cela en amont des manœuvres informationnelles préparant les municipales de 2026.

Les parties prenantes les plus habiles et puissantes de ces élections ont leurs avantages, ces dernières doivent être contrebalancées pour que toutes les idées puissent circuler.
Pour que chacun, chacune se fasse son propre avis sans déformation de la réalité.
Voilà une perception du pouvoir des presses selon nous.

          A lire: 

          https://lareleveetlapeste.fr/premiere-mondiale-un-projet-de-loi-citoyen-sattaque-au-traitement-                 mediatique-des-enjeux-ecologiques/

 

        Tout comme l'association La Nature en Ville de Rennes, "nous apportons tout notre soutien à la                 proposition de loi relative à la responsabilité des médias dans le traitement des enjeux                                 écologiques portée par l’association QuotaClimat et l’Institut Rousseau. Ainsi, la question de                     contrepartie écologique des subventions semble porteuse...(art 3.1 et 3.2 ci-dessous)"

 



Enquête publique METAIRIE ROUGE à la Chapelle sur Erdre - Notre contribution N°5


 

Enquête publique BATIGNOLLES - Notre contribution N°51


 

samedi 8 juillet 2023

NOTRE CONTRIBUTION AU GRAND DEBAT - FABRIQUER LA VILLE AUTREMENT - NANTES METROPOLE VUE PAR SES HABITANTS

 Nous considérons la fabrique de la ville actuelle comme toxique car basée sur la compétition et la mise en concurrence entre quelques grandes villes.

L’accès aux permis de construire est rendu trop compliqué par les services de l’urbanisme. Pour l’accès aux pièces des PC une fois les panneaux d’affichages posés, c’est un véritable parcours du combattant pour obtenir les pièces du dossier. Toutes les excuses sont bonnes, pas de personnels, difficultés de rdv pour cause d'agenda surchargé, panne de photocopieuse, plus de papier, problème avec les services d’impression. Nous ne sommes pas dupes, l’accès aux pièces gêne les services de l’urbanisme. 


Nous avons pu constater durant la période de covid des dépôts de PC pendant le confinement notamment aux Marsauderies. Nous observons des dépôts de PC judicieusement déposés durant les congés un peu partout dans la métropole (ex projet Bouygues au Petit Port)


Nous constatons que les services de l’urbanisme finissent par transmettre les pièces attendues que si les habitants font appels à un avocat ; dans certains cas, nous n’avons accès à aucune pièce pour déposer d’éventuels recours malgré cet appui. 


Nous déplorons cette situation qui traduit une volonté d’avancer à marche forcée. Nous déplorons la lenteur de la métropole pour faire face aux changements climatiques. Il n’est plus tolérable ni acceptable de détruire des bois, des centaines d’arbres centenaires ou de plus de 30 ans en villes.

1/ Les limites et les paradoxes de l’AURAN (Agence d’Urbanisme de la Région nantaise)

L’AURAN est un organisme financé par des fonds publics par le biais de la métropole sur décision des élus sous l'influence de lobbies.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/la-gestion-de-l-auran-epinglee-par-la-chambre-regionale-des-comptes-pays-de-la-loire-3232d064-f77b-11ec-91dc-9e5b156d5995

Focus sur la dernière enquête de l ‘AURAN à propos de la densification au regard de 2022, enquête nommée « Perception et opinion des habitants sur la densification »


On y découvre les résultats les plus récents au travers d’une enquête téléphonique réalisée en 2014, enquête menée par un membre du Club de l'Immobilier de Nantes Atlantique (CINA).
→ https://fr.calameo.com/read/000523700307a834b0fb6


Dans le lien ci-dessous, on y trouve le même sujet remodelé en 2016 intitulé « regards des habitants de Nantes sur la densification » :
→ https://www.auran.org/chiffres-cles/regards-des-habitants-de-lagglomeration-nantaise-sur-la-densification

« L'un des enjeux pour la métropole nantaise est donc de continuer à construire tout en démontrant qu’elle améliore la qualité de vie de ses habitants. »
Sur ce document (qui est devenu inaccessible sur le site de l AURAN), nous avons consulté les résultats de cette enquête téléphonique de 2014..


Nos remarques :

 
-Proposer des logements accessibles : les prix explosent malgré le nombre de construction.
https://www.20minutes.fr/societe/3330247-20220726-bretagne-nombre-constructions-explose-prix-continuent-grimper
https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/immobilier-nantes-parmi-les-villes-les-plus-cheres-selon-le-barometre-lpi-seloger-1643648761 


-Proposer des logements de qualité : les malfaçons sont nombreuses, les logements sont souvent à peine terminés que les occupants arrivent alors que tous les essais de bon fonctionnement n’ont pas été réalisés. Résultats : fuite, nuisance, inconfort ; pire, le confort d’été a été négligé par les réglementations thermiques depuis la RT2012, résultat les occupants souffrent de la chaleur dès le mois de mai.
https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/de-plus-en-plus-de-malfacons-constatees-dans-les-logements-neufs_4931819.html 

-Préserver les espaces naturels : le compte n’y est pas, les exemples sont nombreux : aux Gohards, au champ de manœuvre, à la chapelle sur Erdre, le périphérique Est et le massacre de plusieurs hectares de zones humides, de chênes centenaires. Ou encore à Babinière, à Nantes Nord, Route de Carquefou, et dans tout le département, c’est ici, en Loire Atlantique qu’on a le plus imperméabilisé en France : entrepôt, surfaces commerciales, ZAC, maisons individuelles etc.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-36-000-hectares-de-plus-seront-betonnes-d-ici-2025-dans-la-region-a8947711-dbac-11e9-8deb-0cc47a644868
https://www.bfmtv.com/societe/carte-quelles-sont-les-communes-qui-ont-le-plus-betonne-leurs-sols-ces-dernieres-annees_AN-201910150078.html 


-Création d’emploi : bien évidemment, toute cette effervescence génère de l’emploi, les entreprises peinent même à embaucher. A quel prix ? Destruction de zones humides, destruction d’habitats d’espèces protégées, disparition de la faune et de la flore malgré les « trames vertes et bleus », depuis peu : menace réelle de pénurie d’eau potable.
https://www.20minutes.fr/planete/3316607-20220628-pays-loire-chiffres-inquietants-premier-rapport-giec-regional-rechauffement-climatique 


-Accompagner les changements des modes de vie :
effectivement, les familles monoparentales explosent et la population vieillie, un français sur 3 aura plus de 60 ans en 2050.


-Proposer des logements aux générations suivantes : Régulons d’urgence les plateformes AIRBNB, rénover les logements vacants, transformons les bureaux vides en logements, réfléchissons à l’impact des maisons secondaires.
Le parc de logement grossit 2 fois plus vite que l’accroissement de la population. 


 -Ralentir l’étalement urbain : Les résultats ne sont pas satisfaisants ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes. On hypothèque l’avenir de nos enfants en imperméabilisant sans limites. L’objectif de 0 artificialisation net ZAN en 2050 n’est pas ambitieux car trop lointain, pire il contribue à accélérer le phénomène de bétonnage rapide !! Un comble il est attaqué de toute part y compris par des « think tank » ultralibéraux influents (voir documentation de l’IREF en ligne).
https://www.mediacites.fr/enquete/nantes/2020/09/10/linexorable-etalement-urbain-de-la-metropole-nantaise/
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-densifier-la-ville-ou-l-etaler-les-elus-sont-ecarteles-29c343d8-2845-11ec-991c-dac596d5a249


-Accueillir de nouvelles populations : Nous sommes pour l’accueil mais surtout pour une bonne répartition dans tout le pays, qui ne s’est pas indigné de voir l’état de la France des campagnes, des petites communes sans écoles, sans vie, sans commerces, sans médecins, sans services publics ? Pourquoi tout concentrer dans 22 grosses villes ? Nantes est devenu trop cher.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-si-cher-logement-de-nos-reves-7125611
 

-Porter l’agglo à un niveau international : Les habitants souhaitent avant tout une ville apaisée, vivable et non violente.
https://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/a-vannes-on-milite-pour-le-classement-en-zone-tendue-pour-le-logement-mais-le-gouvernement-fait-la-sourde-oreille-10-10-2022-13197263.php
Toujours dans ce document de 2016, on peut lire :
« 8% des habitants métropolitains seraient « réfractaires » à la densification contre 31% « enthousiastes » et 61% « indifférents ». L’enjeu pour la métropole est bien de maintenir cet équilibre et de surtout éviter le basculement de certaines populations actuellement « indifférentes » sur cette question vers les « réfractaires ».
 

Enfin, on rappellera un paradoxe. Contrairement aux idées reçues, la densification améliore le cadre de vie des quartiers existants : les habitants des zones qui ont connu une densification significative ces dernières années sont relativement plus nombreux à juger leur quartier « sûr », « propre », « vert » et « agréable » que les habitants des quartiers qui ont connu une densification moins rapide ! »
 

L'un des enjeux pour la métropole nantaise est donc de continuer à construire tout en démontrant qu’elle améliore la qualité de vie de ses habitants. »
→ Première remarque : Comment la métropole évite le basculement des 61 % d’ «indifférents » dans l’opposition à la densification ? A grand coup de communication et de greenwashing payés par nos impôts en récupérant des concepts à priori vertueux et populaires (graines de fleurs, « débitumeurs », mini big Forest...etc.). Le chiffre de 61% d’indifférents nous semble anormalement élevé.

 → Deuxième remarque : Comment peut-on juger son quartier plus vert lorsqu’on défriche des bois entiers et qu’on imperméabilise d’anciennes terres maraîchères (Gohards, Route de Carquefou etc..) ?
→ Troisième remarque :  Il est encore trop tôt pour mesurer tous les impacts de cette densification sans limite. Nous ne percevons pas d'amélioration significative de la qualité de vie, la qualité d'air, la qualité d'eau. Nos craintes sont fondées, on commence à évoquer le rationnement de la distribution d’eau en Loire Atlantique, un comble.

2/ Urbanistes, Elus, construisez sur des terrains déjà imperméabilisés et exploitez l'Existant !
 

C'est la crise du logement nous dit-on partout… Pourtant, on construirait globalement plus de logements neufs que l'accroissement de la population ; curieux. Nous avons 10 millions de logements supplémentaires de plus qu'il y a trente ans...On construirait aux mauvais endroits ? 

C'est la crise, la faute aux familles monoparentales ? Nous penchons plutôt vers le coût des loyers, sur les effets induits par la concurrence entre les villes et la course à l'attractivité à grand coup de communication (ville verte, ville culturelle, "smart city", "superville place to be"...). Ce qui semble compter de nos jours, c'est de briller à l'international quitte à offrir la ville aux investisseurs ou à privatiser nos espaces publics.

Et si on commençait par déconcentrer, démonopoliser pour faire revivre la diagonale du vide, ses villages où les boulangeries sont remplacées par des distributeurs de pain congelés ; et permettre aux gens de se loger correctement partout ?

Métropolisation & gentrification engendrent le départ des populations les plus pauvres à l’extérieur des métropoles et font bondir les demandes de logements sociaux. 

L'hyperdensification, la concentration des activités : un choix politique qui accroit les difficultés pour se loger.  Le bétonner + n’est pas forcément la bonne réponse.

3/ Des millions de m2 disponibles partout.

La transformation des bâtiments est l’une des clés en plus d’une révision de l’aménagement général.

3.1 millions de logements vides, un non-sens !   

3.6 millions de logements secondaires ou occasionnels... Occasionnels... Sidérant !

Airbnb et ses 500000 logements en location en France... Quand le tourisme empêche d'habiter.
Et on a le lobby du BTP qui met la pression au gouvernement pour construire toujours +, densifier, générer activités & profits, extraire toujours plus de sable, favoriser les ilots de chaleurs, détruire la biodiversité, des habitats et des espèces protégées; jusqu'à raser des bois en ville.  


C’est, selon nous, prendre le problème dans le mauvais sens pour les raisons évoquées plus hauts.
Selon Solène Gaudin, maître de conférences : La crise du logement n’est pas purement quantitative.
Nous pensons qu'elle a raison ; en tout cas, nous constatons que les discours alternatifs sont trop peu représentés dans les médias. 


Touche d'espoir, Christine Leconte, présidente du conseil national de l'Ordre des architectes se positionne en faveur de la rénovation.  


Pendant ce temps-là : Exemple d'un ilot de chaleur au cœur de Nantes en mai 2023 ! Des dizaines d'arbres ont été abattus ici pour une question sécuritaire, trop de dealers alors presque tout a été rasé !
Résultat : une place antique, minéralisée qui deviendra invivable en été.
Le contraire de ce qu'on devrait faire pour rendre notre ville respirable. 


Ailleurs à l’EST, à Nantes Erdre, on bétonne aussi le moindre bout de terrain !
Pour attirer les nouveaux habitants, rien de mieux que leur vendre du rêve boisé.
Bétonnage massif à côté d’une zone humide de 9.4 hectares, dans une forêt en devenir sur 50 hectares.
A notre échelle, nous demandons aux élus de revoir leurs copies en termes d'aménagement et de sanctuariser tous les espaces verts restants en ville. Question de santé publique et d'intérêt général. 

Nos propositions pour fabriquer la métropole autrement

Nous demandons un traitement urbanistique à la hauteur des enjeux écologiques :
 

Considérer chaque consommation d'espace naturel comme destructrice et inclure dans la balance des décisions : l'intérêt d'usage vs l'intérêt de l'existant pour les générations futures. 

Être transparent sur les financements, les bénéfices attendus pour la population et ceux des financiers, promoteurs et investisseurs.

Imposer l'implication réelle des élus avec les habitants dans les décisions d'aménagements. C'est à dire imposer dans les programmes de campagne les orientations des SCOT PADD et PLU. 

Suivre à la lettre l'esprit de la règle d’or environnementale : Éviter Réduire Compenser. 

Créer un délit pénal pour les violations des règles d'urbanisme dès que les villes ont les moyens financiers d'employer des techniciens indépendants d’une logique marchande.

Cela afin de diminuer drastiquement les autorisations d'abattage d’arbres ou destruction de zone de ressource (zone humide, bois, prairie, talus, bosquet...) et les risques de permis de construire "illégaux" ou douteux :
 

Interdire le saucissonnage des permis de construire pour passer sous les radars de certaines obligations. 

Sanctionner pénalement les publicités mensongères et notamment les visuels de vente des projets immobiliers (Absence de voiture, verdissement exacerbé, faible densité de population sur les visuels…etc)

Interdire les dépôts de Permis de Construire pendant les périodes de congés (noël, entre-le 14/07 et le 15 /08)

Imposer une obligation d'état des lieux des îlots de chaleur. 

Exiger un bilan indépendant « faune, flore, espèces protégées » quel que soit la surface.

Imposer l’obligation d’une étude d'impact sur les températures estivales liées aux projets d'aménagement et aux projets immobiliers. 

Interdire les PLU datant de plus 3 ans ou imposer leur réécriture aux vues des évolutions du climat comme par exemple les réglementations d'aout 2021 Climat et Résilience...

Imposer sur chaque panneau de PC un QR CODE permettant d’accéder à toutes les pièces en accès libre et illimité.

Conclusions
Le modèle de densification massif et sans fin soufflé par l’AURAN depuis quelques années pose un certain nombre de difficultés, il rate ses objectifs et dégrade notre cité de Nantes. Nous considérons le métropolisation comme néfaste pour notre ville comme pour les petites et moyennes villes, nous pourrions citer le programme « cœur de ville » mal exécuté et surtout concurrencé par les métropoles afin que celles-ci puissent toujours jouir des bénéfices financiers de leur développement.
https://agence-cohesion-territoires.gouv.fr/villes-moyennes-et-transition-ecologique-639;

NOTRE CONTRIBUTION AU GRAND DEBAT - POUR UNE VILLE EN BONNE SANTE - NANTES METROPOLE VUE PAR SES HABITANTS

Les changements climatiques vont plus vite que nos actions pour le réguler. Certes, la métropolisation rend plus fort économiquement à court terme, mais elle accentue :

   Les conséquences et dommages liés au changement climatique : pollution de l’air, ilots de chaleur, risque de manque d’eau, faible autonomie en cas de rupture des chaines d’approvisionnement, inondation, sécheresse... 

Les pressions sur le Vivant (faune, flore, nature en ville),

Les problématiques sociales : cout du logements, gentrification, augmentation des inégalités, ghettoïsation au-delà du périphérique, logement bouilloire, équipements saturés, mal être… etc.


Nous pensons que l’aménagement du territoire est à revoir dans sa globalité au lieu de tout concentrer dans quelques villes en concurrences.
 

1/ Energie et transition écologique actuelle dans la métropole :
 

Réseaux de chaleur

Des réseaux de chaleurs vertueux pour chauffer la ville en hiver ou produire de l’eau chaude de manière centralisée toute l’année ? Dans les moteurs de calculs des thermiciens, cette solution centralisée est vertueuse. Cela étant on y brûle aussi toutes sortes de déchets dans des incinérateurs comme du plastique dérivé du pétrole. Les réseaux de chaleur viennent en concurrence avec le recyclage des déchets.

Pour l’utilisation de sources d’énergie renouvelable, on note un manque de transparence sur l’origine et la quantité de bois brulé. L’impact de bois énergie est considéré comme neutre car censé utiliser l’accroissement du bois annuel ; nous n’avons aucune certitude sur le fait que des forêts ne soient pas rasées pour alimenter des chaudières. 

 La combustion du bois énergie engendre une pollution de l’air à la dioxine non négligeable. 

Nous craignons que les réseaux de chaleur ne contribuent aux ilots de chaleurs car pour produire de l’eau chaude ces réseaux sous terrains sont constamment alimentés en boucle y compris en période de canicule.

Les coûts d’entretien et de raccordement semblent encore trop élevés,

 Cette solution nous rend plus vulnérable en cas de conflit car pour bloquer une ville, il suffira de détruire le site unique de production.


On ne dit pas qu’il faut stopper les réseaux de chaleur (ils permettent d’abaisser l’impact carbone), nous demandons plus de transparence : nous questionnons leurs coûts pour la collectivité, les analyses de risques ne semblent pas être accessibles au public pour objectiver leurs efficacités pour une métropole résiliente.


Neutralité carbone

La neutralité carbone ne fait pas baisser le carbone, c’est un mécanisme issu d’un modèle économique qui permet de se donner bonne conscience en donnant des droits à polluer d’un côté à condition de compenser de l’autre. 

Ce mécanisme est un leurre, « Argument marketing, il permet à des grandes entreprises de se dédouaner en compensant leurs émissions de CO2 plutôt que de contribuer à leur réduction ». 

Les conflits d’intérêts liés à sa régulation interrogent également.


Etalement urbain

Lutter contre l’étalement urbain en densifiant les villes est un mensonge. On continue de densifier les villes ET les campagnes environnantes avec des entrepôts de plus en plus gros, des propriétaires de champs qui construisent des hangars géants pour des fermes usines, des méthaniseurs géants ou des milliers de panneaux solaires sur des terres cultivables.


Rénovation

Amélioration énergétique des bâtiments existants, gros entretien : une priorité.

Prendre en compte le Vivant pour permettre aux oiseaux de nicher, aux pipistrelles de s’installer dans les bâtis en symbiose avec les occupants, c’ est possible (Brique nid d’abeille, tuile nid d’oiseaux, porosité des parois pour permettre de nicher, vitrage prenant en compte les oiseaux, .etc),

Limiter les pollutions lumineuses,

Favoriser les liaisons douces,

Intégrer des jeux pour enfants dès la conception,

Certaines rénovations engendrent les destructions des haies existantes en bordure de bâtiment, la coupe d’arbres ; dans les programmes de travaux, la conservation de la végétation existante ne parait pas assez étudiée. Pour une bonne acceptation par la population, ne pas dégrader l’environnement pour les habitants nous parait essentiel.


Ressource en eau

Un territoire d’eau à protéger. Le fait d’hyperdensifier génère des tensions sur cette ressource vitale. 

Notre eau potable provient de la Loire, aucune solution pérenne n’existe en cas de pollution du fleuve. L’Erdre est encore polluée par les pesticides, par les eaux usées et reste inutilisable pour la consommation humaine. 

Nous sommes vulnérables en cas de baisse significative du niveau de la Loire.

 La dépollution de l’Erdre est une priorité absolue. L’EDENN s’en charge mais a-t-elle les moyens suffisants pour avancer rapidement ?

La fiabilisation des réseaux enterrés est à poursuivre.

Urbanisation
Dans chaque quartier de la métropole, des personnes s'indignent de l’imperméabilisation du moindre bout de terrain ; des associations se rencontrent et la colère couve :
 

La reconquête de la biodiversité n’est pas au RDV à Nantes. 

La lutte contre les ilots de chaleurs n’est pas au RDV à Nantes. 

La lutte pour protéger la nature vivante en ville n’est pas au RDV à Nantes.

Sur Nantes Erdre par exemple ; on assiste à la destruction du champ de manœuvre sur 50 hectares. Rien n’arrête l’imperméabilisation, seulement 62% de la métropole est protégée. 

L’imperméabilisation à Babinière pour le CETEX est en cours, le massacre écologique au Gesvres pour agrandir le périphérique se poursuit, la destruction de bois à la Chapelle sur Erdre est sur les rails ; au Cens idem, à Rezé idem, à St Herblain idem, sur l’ile de Nantes idem, aux Gohards à Doulon idem ; sur la route de Carquefou un bois de chêne a été rasé pour un garage automobile… La nature en ville est ravagée.

Des secteurs entiers où résident des espèces protégées sont détruites pour des projets immobiliers qui ne sont pas d’intérêt général.  Le classement des zones EBC reste opaque.

Les arbres anciens ne sont pas suffisamment protégés.

Les jeunes poussent résistent mal à la chaleur.

Les compensations environnementales ne sont pas suivies avec sérieux, aucune transparence dans le suivi. 

L’imperméabilisation de la ville participe à la sécheresse et aux inondations.

2/ Jusqu’où la Métropole doit-elle grossir ?
 

Jusqu'à détruire des centaines d’hectares de bois et les terres maraichères les plus fertiles ?

Jusqu'à combler les zones humides ou bâtir juste à côté ?

Jusqu'à accroître la pollution lumineuse ?

Jusqu’ à permettre la destruction de la biodiversité qui rendait les villes si agréables ?

Jusqu’ à faire toujours plus de tours d’immeubles en verre où viennent s’écraser les oiseaux comme aux Etats Unis ?  

Jusqu’ à créer d’énormes ilots de chaleur ?

Jusqu'à rendre l’air irrespirable ?

Jusqu'à favoriser considérablement les risques d’inondations ?

Jusqu’ à nous mettre en difficulté d’approvisionnement en eau ?

 Jusqu'à risquer de revivre un confinement enfermé dans nos logements ?

Jusqu’ à vider les petites et moyennes villes quitte à faire grossir la diagonale du vide ?

Jusqu’ à accroître les inégalités territoriales et chasser les plus pauvres en dehors du périphérique ?

Jusqu’ à refaire un second périphérique dans le bocage ?

Jusqu'à accroître notre faible autonomie en nourriture en cas de conflit ?

Jusqu'à avoir le sentiment de vivre à « Chicago » ?


3/ Pourquoi construire autant ?
 

On a des millions de logements vacants en France.

On a des millions de logements secondaires.

On a des milliers de logements type « Airbnb ».

On a des millions de m² de bureaux vides à réinventer.

On a des millions de logements en sous occupations.

Nos élus doivent cesser d'écouter les lobbys du béton et RE donner plus de place à un imaginaire collectif qui profite à toutes et tous.

Nos propositions pour un traitement urbanistique à la hauteur des enjeux de santé

Nous reprenons les mêmes conclusions que pour la question 2.

Nous demandons un traitement urbanistique à la hauteur des enjeux écologiques :
 

Considérer chaque consommation d'espace naturel comme destructrice et inclure dans la balance des décisions : l'intérêt d'usage vs l'intérêt de l'existant pour les générations futures. 

Être transparent sur les financements, les bénéfices attendus pour la population et ceux des financiers, promoteurs et investisseurs.

Imposer l'implication réelle des élus avec les habitants dans les décisions d'aménagements. C'est à dire imposer dans les programmes de campagne les orientations des SCOT PADD et PLU. 

Suivre à la lettre l'esprit de la règle d’or environnementale : Éviter Réduire Compenser. 

Créer un délit pénal pour les violations des règles d'urbanisme dès que les villes ont les moyens financiers d'employer des techniciens indépendants d’une logique marchande.
Cela afin de diminuer drastiquement les autorisations d'abattage d’arbres ou destruction de zone de ressource (zone humide, bois, prairie, talus, bosquet...) et les risques de permis de construire "illégaux" ou douteux :
 

Interdire le saucissonnage des permis de construire pour passer sous les radars de certaines obligations. 

Sanctionner pénalement les publicités mensongères et notamment les visuels de vente des projets immobiliers. 

Interdire les dépôts de Permis de Construire pendant les périodes de congés (noël, entre-le 14/07 et le 15 /08)

Imposer une obligation d'état des lieux des îlots de chaleur. 

Exiger un bilan indépendant « faune, flore, espèces protégées » quel que soit la surface.

Imposer l’obligation d’une étude d'impact sur les températures estivales liées aux projets d'aménagement et aux projets immobiliers. 

Interdire les PLU datant de plus 3 ans ou imposer leur réécriture aux vues des évolutions du climat comme par exemple les réglementations d'aout 2021 Climat et Résilience...

Imposer sur chaque panneau de PC un QR CODE permettant d’accéder à toutes les pièces en accès libre et illimité.


Conclusion
Pour une bonne santé, une meilleure résilience, une meilleure qualité de vie, nous suggérons au grand débat de cesser de miser sur des métropoles pour lesquelles la quête de rentabilité économique dégrade en profondeur l’environnement naturel.

samedi 20 mai 2023

La crise du BTP, pas à Haluchere - Batignolles - Paridis

 

Haluchere-Batignolles-Paridis
 
Quelques constats :
 
-Un quartier en mutation sans dialogue citoyen, le public est juste invité à constater les décisions et n'a pas droit au chapitre; nous sommes des spectateurs consommateurs.
-Un quartier beaucoup plus imperméabilisé et une augmentation des risques d'inondations à l'Est.
-Un air indéniablement plus pollué qu'aujourd'hui par l'aspirateur à voiture que constituera Paridis21.
-Une esthétique standardisée pareil à n'importe quelle métropole.
-Une augmentation des ilots de chaleur par la massification du bâti.
-Un quartier offert aux opérations immobilières, à la spéculation, aux investisseurs, aux promoteurs avec leurs imaginaires bouchés.
Le "deal" de la densification c'est de densifier l'habitat mais aussi la végétation, les arbres, le compte n y est pas.
On nous avait promis de protéger les petits commerçants, en doublant le site de Paridis comment peut on y croire ?
Où sont les parcs aérés qu'on nous avait promis, les espaces de rencontres, les zones de ressources, les jeux pour enfants, ça bétonne le moindre espace vert restant.
Des lieux "repères" semblent être transformés en immeubles comme l'ancienne poste et la café la Beaujoire devant la Haluchère.
 
 
 

 

 
 

Nantes - La Métropole doit elle grossir ? Qu'en pensez vous? Laisser un commentaire.

 


La Métropole doit elle grossir ?

Jusqu'à détruire des centaines d hectares de bois et de terres maraichères les plus fertiles?
Jusqu'à combler les zones humides ou bâtir juste à côté ?
Jusqu'à accroître la pollution lumineuse?
jusqu à permettre la destruction de la biodiversité qui les rendait encore vivables?
Jusqu à faire toujours plus de tours en verre où viennent s écraser les oiseaux comme en Amérique ? 
jusqu à créer d énormes ilots de chaleur?
Jusqu'à rendre l air irrespirable?
Jusqu'à favoriser considérablement les risques d inondations?
Jusqu à nous mettre en difficulté d approvisionnement en eau?
Jusqu'à risquer de revivre un confinement enfermé dans sa case ?
Jusqu à vider les petites et moyennes villes quitte à faire grossir la diagonale du vide?
Jusqu à accroître les inégalités territoriales et chasser les plus pauvres en dehors du périphérique?
Jusqu à refaire un second périphérique dans le bocage ?
Jusqu'à accroître notre faible autonomie en nourriture en cas de conflit?
Jusqu'à avoir le sentiment de vivre à Chicago et se faire tirer dessus par des gamins de 19 ans?
...etc...
Qu'en pensez vous? Laisser un commentaire.
 

lundi 15 mai 2023

CRISE DU LOGEMENT: Urbanistes, Elus, construisez sur des terrains déjà imperméabilisés et exploitez l'Existant !!

 

C'est la crise du logement ! 
 
Pourtant, on construirait globalement plus de logements neufs que l'accroissement de la population; curieux. 10 millions de logements supplémentaires de plus qu'il y a trente ans...
On construirait aux mauvais endroits ?
 
C'est la crise du logement ! On voit ça partout soudainement comme pour faire oublier une récente réforme, des radios, au JT jusqu'à "Tok Tok", branle-bas le combat pour bétonner !
 
C'est la crise, la faute aux familles monoparentales ? Nous penchons plutôt vers le coût des loyers, sur les effets induits par la concurrence entre les villes et la course à l'attractivité à grand coup de communication (ville verte, ville culturelle, "smart city", "superville place to be"...).
 
Ce qui compte de nos jours c'est de briller à l'international quitte à offrir la ville aux investisseurs! Quitte à privatiser nos espaces publics.

Et si on commençait par déconcentrer, démonopoliser pour faire revivre la diagonale du vide, ses villages où les boulangeries sont remplacées par des distributeurs de pain congelés; et permettre aux gens de se loger correctement partout ?
 
 Métropolisation & gentrification engendrent le départ des populations les plus pauvres à l extérieur des métropoles. L'hyperdensification, la concentration des activités : un choix politique qui accroit les difficultés pour se loger.  Le bétonner + n est pas forcément la bonne réponse.
On a des millions de m2 disponibles partout.
La transformation des bâtiments est l une des clés en plus d une révision de l aménagement général. 
 
On a 3.1 millions de logements vides, un non sens! 🫣 
 

 
On a 3.6 millions de logements secondaires ou occasionnels... Occasionnels... Sidérant !
On a airbnb et ses 500000 logements en location en France... Quand le tourisme empêche d'habiter.
 🫢

Et on a le lobby du #btp qui met la pression au gouvernement pour construire toujours +, #densifier, générer activités & profits, extraire toujours plus de #sable, favoriser les ilots de chaleurs, détruire la #biodiversité, des habitats et des espèces protégés; jusqu'à raser des bois en ville. 
 
 
C est, selon nous, prendre le problème dans le mauvais sens pour les raisons évoquées plus hauts.
 
Selon Solène Gaudin, maître de conférence:

https://www.droitalaville-dz.org/article/le-choc-de-loffre-fausse-solution-la-crise-du-logement-entretien-avec-solene-gaudin 
 
Nous pensons qu'elle a raison; en tout cas, nous constatons que les discours alternatifs sont trop peu représentés dans les médias.
 
Touche d'espoir, Christine Leconte, présidente du conseil national de l'Ordre des architectes se positionne en faveur de la rénovation.
 
https://www.larchitecturedaujourdhui.fr/lordre-et-la-rehabilitation-entretien-avec-christine-leconte/
 

 
Pendant ce temps là : Exemple d'un ilot de chaleur au cœur de Nantes en mai 2023! Des dizaines d'arbres ont été abattus ici pour une question sécuritaire, trop de dealers alors presque tout a été rasé!
Résultat: une place antique, minéralisée qui deviendra invivable en été. 
Le contraire de ce qu'on devrait faire pour rendre notre ville respirable. 

Ailleurs à l' EST, à Nantes Erdre, on bétonne aussi le moindre bout de terrain!
Pour attirer les nouveaux habitants, rien de mieux que leur vendre du rêve boisé..
Bétonnage massif à côté d' une zone humide de 9.4 hectares, dans une forêt en devenir sur 50 hectares.

A notre échelle, nous demandons aux élus de revoir leurs copies en termes d'aménagement et de sanctuariser tous les espaces verts restants en ville. Question de santé publique et d'intérêt général.